01 mai 2010
petite histoire (version améliorée, mais bien sûr, "fais ce qu'il te plaît")
" en Mai fais ce qu'il te plait "
Petite histoire sans queue ni tête
Qui attendait ce jour pour faire la fête.
C'est l'histoire d'un chat qui aimait les souris
Et ne les mangeait pas, respectant leur vie
Car un jour dans l'herbe, cherchant son repas
Un grillon lui dit qu'elles étaient amies.
Il croisa un chien qui aimait les chats
Parce que les souris lui avaient dit cela
Et se dit alors que les chiens pouvaient
Agir à leur tour en pure amitié.
Quand l'oiseau parut au creux d'un fossé
Ils le regardèrent chacun intrigué
Car aucun savait s'il fallait l'aimer
Ou mieux le manger en toute amitié.
Mais son chant léger était si troublant
Dans le matin frais de ce jour de Mai
Qu'ils ont décidé pour qu'il continue
De chérir sa vie et de l'écouter.
Quand passant par là l'homme s'aperçut
Que son chat rêvait dans un champ de blé
Près d'une souris qui le regardait
A côté du chien tout intimidé.
Il ne comprit pas ce qu'il se passait
Et tout en colère se mit à crier
Pour que l'ordre règne dans sa maisonnée
Et que chacun tienne le rôle souhaité.
Mais à cet instant l'oiseau qui berçait
De ses gazouillis ses jours et ses nuits
L'oiseau si précieux qui lui rappelait
L'amour de sa vie
Attend en silence que viennent ses amis
Pour jeter son cri.
Qui pourra le dire à cet homme-là
Qui se meurt d'ennui?
Peut-être le jour qui en se levant
En ce premier Mai
Lui donnera l'envie d'enfin s'arrêter
Dans un champ de blé .
Pour le doux parfum d'un brin de muguet.
Lise
31 mars 2010
Consigne n° 14 du 1er Avril 2010
nos amis les bêtes….
Pour cette nouvelle consigne, un peu de changement, qui nous l’espérons vous inspirera !
Nous vous proposons d’écrire une histoire en incluant au moins cinq animaux plus ou moins « domestiques » : chien, chat, lapin, gerbille, … et pourquoi pas poule, grenouille, écureuil ou cochon…...
23 mars 2010
ce matin-là
Ce matin là, elle fut réveillée par les cris d'un nouveau-né. Sans même ouvrir les yeux, elle se souleva, s'assit sur le bord du lit, et commença à chercher ses chaussons en tatonnant sur le tapis du bout des orteils, vaguement attendrie en pensant qu'IL était si fatigué que contrairement à son habitude, IL ne s'était pas déjà précipité vers le berceau mais continuait de dormir.
C'est à ce moment, qu'elle réalisa: les cris ne venaient pas de la chambre d'à côté, mais de l'appartement du dessus, d'ailleurs, il n'y avait plus de "chambre à côté" là où elle résidait maintenant. Il n'y avait que sa chambre, et la place où IL aurait dû se trouver à dormir était froide... depuis combien d'années déjà!!!
Enfilant ses chaussons, elle se leva tout de même et se dirigea vers le séjour. La pièce était entièrement vide, à l'exception d'un immense carré de papier blanc où écrits en petits caractères, se trouvaient les noms de ce qu'elle avait dû répartir, donner, vendre, confier pour être emmené.
Elle se souvenait bien à présent de la chute, des heures passées par terre à attendre une visite, la découverte par un des enfants, et la conclusion qu'ils avaient tiré de cet accident: Lui, mort depuis si longtemps, Elle, trop faible, trop fragile, Eux trop loins, trop occupés...
Et les heures de discussions, d'argumentations pour la persuader d'aller dans un centre où il y aurait une présence permanente pour veiller sur elle...
Ce qu'elle voulait conserver avait été transporté la veille, et elle avait réussi à obtenir un sursis, une dernière nuit dans cet appartement qui avait été le témoin de sa vie solitaire, mais c'était fini.
Son fils allait passer la chercher pour la déposer dans ce fameux centre..
Ce matin là, le moment était arrivé... elle quittait le monde des vivants..
Elle allait commencer à mourir lentement avant d'être morte.
Renard
28 février 2010
La divine proportion
Il n'arrivait pas à se décider, puis il décida. Il devait regarder ce tableau de plus près. Vraiment de près, puis reculer un maximum pour le voir là-bas sur le mur, comme une image lointaine, une image de rêve. En faisant abstaction des tableaux qui le côtoyaient.
La couleur du chemin était celle du rêve de vie, le peintre avait utilisé toutes ces couleurs de l'arc-en-ciel mêlées, ne dit-on pas que l'arc-en-ciel est la porte de l'horizon, peut-être la porte de la vie ? Le bout de ce chemin du milieu était bien l'horizon, tel qu'il le voyait, lui, le peintre. Et il en fut de même pour le spectateur, le scrutateur. Les chemins de côté ne sont que de ces bifurcations que l'on trouve dans les parcs où l'homme a mis sa touche dans l'harmonie de la nature. Ces bouts de chemins pourraient être ceux que l'on emprunte parfois dans notre vie, car ils nous attirent, leur mystère, leur beauté nous trouble,(ici, c'est la beauté de ces groupes d'arbres par rapport à l'ensemble du paysage), jusqu'à ce qu'on se rende compte qu'ils ne sont qu'un instant du vrai chemin, celui de notre vie.
Les peintres dans leurs tableaux ne font pas allusion au fameux Nombre d'or, ce peintre-là , oui, il a donc tracé ce que d'ordinaire on efface, ces carrés, et que l'on ne fait qu'imaginer, une fois le tableau fini. Et le bout du chemin correspond au nombre d'or.
On sait bien que s'il se calcule de diverses manières suivant les mathématiques de référence, il est surtout intuitif, pour les peintres et les photographes. Davantage du calcul, certainement, pour les architectes. On l'appela longtemps PHI, la lettre grecque, évoquant Phidias concepteur du Parthénon qui répond aux lois du nombre d'or; Nombre d'or dont Platon a dit qu'il était scandaleux car illogique.
Dès lors, le spectateur hésitant, connut le message de ce tableau, et que c'était pour cela que ce qu'il croyait être le hasard l'avait conduit à visiter cette exposition en ce dimanche après-midi pluvieux, de ces dimanches où l'on a le goût de rien.
Désormais, il allait l'emprunter ce chemin, violet sur une toile, il n'existe pas, pas déjà !Car comme aima le répéter le poète Antonio Machado " Caminante no hay camino, el camino se hace al andar" ( Toi qui chemines; il n'y a pas de chemin, le chemin se fait en avançant.), Horizon, destin, fatum ? L'horizon est silencieux , comme le désert auquel le chameau demande : "Qui es-tu et où vas-tu ? " Le désert ne répond pas, car il sait que le chameau parviendra toujours là où il doit aller.
Consigne n° 13 du 1er Mars 2010

Voici la nouvelle consigne
Photo intitulée "le moment" du photographe
Georges Tony Stoll
avec la phrase suivante à incorporer dans
votre texte ':
"ce matin là, le moment était arrivé....
Bonne écriture à toutes et tous !
24 février 2010
Le chemin de la vie (Brie)
Il n’arrivait pas à se décider.
Mais il était si curieux qu’une fois de plus, il avai t suivi son impulsion. Pourtant sa mère n’arrêtait pas de lui dire « tourne 7 fois ta langue dans ta bouche avant d’agir »..non, ce n’était pas ça. Ah oui, il venait de se rappeler, c’était « Tourne 7 fois ta langue dans ta bouche avant de parler ». Mais bon, pour lui, parler ou agir c’était « tout idem », comme disait son meilleur ami JeanJean qu’il ne reverrait pas de sitôt. Et voilà, il voulait tellement découvrir cette forêt , si près de leur nouvelle maison qu’il n’avait pas pu résister. Et puis, le voisin lui avait dit qu’il avait plusieurs fois rencontré des petits cochons sauvages et même une fois, un chevreuil. Il s’était donc levé ce matin là de bonne heure et s’était éclipsé discrètement pendant que sa mère dormait encore. Il avait marché, marché pendant des heures, son petit appareil photo bien au fond de sa poche, au cas où.. Il se sentait comme Robinson Crusoé, ou comme Tarzan dans la Jungle, enfin comme ses héros préférés : le maître de la forêt. Il s’émerveillait des bruits, des odeurs, des couleurs.
Il n’avait pas vu le temps passer et puis, il commençait à avoir sérieusement faim. Il regarda autour de lui et tout à coup, la panique le transperça dans un frisson glacé qui le parcourut des pieds à la tête. Il ne savait plus du tout où il était. Il arriva à un endroit où trois chemins s’offraient à lui. Il s’assit par terre, s’efforca de retenir les sanglots qu’il sentait monter en lui.Ah, si au moins Jean Jean était avec lui, il se ferait plus fort mais, là, seul au milieu de cette immensité silencieuse de la nature, il redevint le petit garçon de 11 ans qu’il était. Il pensa à sa mère qui devait s’inquiéter et à la torgnolle qu’il ne manquerait pas de recevoir quand il rencontretait..si jamais il rentrait.
Il tourna 7 fois sa langue dans sa bouche, en espérant que cela lui donnerait la bonne intuition du chemin à prendre, puis, se leva et se dirigea vers le chemin du centre. Après tout, sa mère lui disait bien aussi que le chemin de la vie était devant lui..
14 février 2010
Should I ?
Elle n'arrivait pas à se décider. Sa tête disait oui son coeur disait non, puis le contraire. Lui dire ? Ne pas lui dire ? Lui faire mal ou le décevoir ? Lui mentir ou le protéger ? Me protéger ou pouvoir me regarder en face dans la glace?
Toutes ces questions incessantes dans sa tête. Et pas de réponse. Et impossible de lui en parler. Elle n'arrivait même pas en parler à sa meilleure amie. Et pourtant, elle devait sentir que Victorine n'était pas dans sa forme habituelle. Lui aussi devait le sentir. Victorine s'efforcait de ne pas lui faire transparaître mais depuis deux semaines, elle vivait un enfer intérieur. La nuit elle dormait mal, très mal, s'endormant épuisée de s'être retournée. Le jour, elle prétendait que tout allait bien mais son cerveau, son coeur et son âme lui disaient le contraire.
« Il faut faire un choix » Voilà ce que chacun lui répétait en lui soufflant une réponse contraire.
Elle avait tout essayé pour faire un choix.
Le côté rationnel : peser les pours et les contres
Le côté « chance » : tirer à pile ou face
Et encore d'autres méthodes. Pourtant, rien n'y faisait.
Puis un matin, elle s'est réveillée, a décidé enfin de prendre une décision. Elle respira profondément, s'habilla et sortit le coeur plus léger tandis qu'elle se rendait faire ce qui maintenant lui paraissait évident.
01 février 2010
De si... en mais... (Lilou)
Il n’arrivait pas à se décider ..
Tous les chemins se ressemblaient
Dans la forêt de ses idées.
Ils étaient longs et étriqués
Tout juste bons à l’intriguer.
Chaque fois il recommençait
Et le voyage s’arrêtait
A la lisière de la forêt
Qu’il avait lui-même inventée.
Tout comme cette prison dorée
De laquelle il observait
Si le monde vraiment ressemblait
A la dérive de ses idées.
Où désormais il voyageait
De si.. en mais..
31 janvier 2010
Consigne n°12 du 1er Février 2010
Pour cette consigne, nous vous donnons l'incipit suivant
"Il (elle) n'arrivait pas à se décider"
Bonne écriture à tou(te)s !
Photographie de David Hockney

15 janvier 2010
L’énigme (Brie)
Jérôme se leva ce matin là, après une nuit tumultueuse emplie de cauchemars dont, bien sûr, seuls quelques séquences lui revenaient en mémoire maintenant. Il ressentait comme un malaise qui, de cela il en était sûr, avait un rapport quelconque avec son nouvel élève. Mais pourquoi ? il avait beau se retourner la question maintes et maintes fois dans la tête, il n’arrivait pas à comprendre.
Celai faisait une semaine que ce jeune homme s’était inscrit à ses cours de natation. Mais au delà de ce fait banal, il avait senti chez ce jeune homme autre chose, - quelquechose le tourturait intérieurement. Qui avait sûrement rapport avec l’eau, il en était sûr comme 2 et 2 font 4. Il sentait en lui comme une volonté farouche d’être le meilleur, comme si en quelques leçons il deviendrait un champion en la matière.
Mais, plus important que cette intuition, il sentait que cela était vital à sa vie.
D’ailleurs, il n’avait vu chez personne une telle attention à l’écoute et une si grande passion à l’ouvrage. Il appliquait consciensieusement les conseils prodigués, faisait des longueurs et des longueurs sans discontinuer, presque sans pause pour reprendre son souffle – et même l’heure de cours terminé, il fallait lui ordonner plusieurs fois de sortir de l’eau afin de laisser la place aux élèves suivants.
Le matin précédent, alors qu’il arrivait pour prendre son service, il eut la surprise de le trouver là, en train de nager tout seul dans le silence qui régnait alors, lourd de l’atmosphère humide qui écrasait la salle. Cette fois ci, c’était trop. Il fallait qu’ils se parlent.. Il le laissa sortir de l’eau, lui prit presque tendrement le bras et le fit asseoir à côté de lui. Il tenta d’amorcer une conversation d’un ton amical, comme un père qui s’inquiète de l’attitude de son fils Mais le jeune homme se releva d’un coup, comme s’il venait d’être piqué par un insecte.
et se posta devant lui, la tête baissée, les bras croisés dans le dos, comme un gosse qu’on va punir.
Et malgré les questions, il restait farouche, emmuré dans son silence..
Las, il le laissa partir en l’exhortant à ne plus recommencer son exploit de la nuit.
Son attitude était vraiment étrange et c’est depuis ce moment que Jérôme ressentait comme un malaise, dont il était bien incapable de comprendre la raison.
Il se leva, fit ses activités habituelles du petit matin et partit à son travail, décidé à en savoir plus. Tout au long du chemin il réfléchissait au meilleur moyen de le mettre en confiance et se dit que le mieux serait d’improviser sur place….mais il attendit en vain car il ne se présenta pas à l’heure qui lui était impartie.
Là, son malaise se transforma en un véritable mauvais pressentiment. Puis il se rappela qu’à un moment, il lui avait parlé de sa maison, de campagne, avec piscine. Il n’arrivait pas à se souvenir s’il lui avait donné le nom de la ville, mais après tout, le jeune homme avait eu l’air tellement intéressé, que c’était bien probable.
Jérôme , maintenant vraiment très mal à l’aise se dit qu’il irait après son travail.
Mais, il ne cessait d’y penser et ne faisait même plus attention aux efforts de ses élèves.
Quand faut y aller, faut y aller ! se dit-il. Il annula ses derniers cours pour la fin de la journée, se changea rapidement, courut à sa voiture et partit en trombe vers sa campagne. Il voulait en avoir le cœur net.
A peine arrivé, il aperçut le vieux solex de son élève posé à même le sol sur les graviers de l’allée. Il se gara, sortit de la voiture et se dirigea directement vers la piscine ……..




